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Rédacteur, responsable de la publication :
Michel Nouaille-Degorce, maire honoraire.
Adresse : 3 rue Grand'Cour 49190 Rochefort-sur-Loire.
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Un cœur de bourg, site carolingien |
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La rue Haute mise à niveau, il eût été normal que l'architecture de la galerie Ouest fût revue pour que son accès soit facile et sûr. Il n'en a pas été ainsi non seulement pour les raisons évoquées précédemment, aussi peut-être parce que se posait déjà la question de l'agrandissement de l'église que mentionne le rapport de la Commission Intermédiaire à la veille de la Révolution.
Qu'importe ! Tout bien considéré et selon toutes probabilités, l'enceinte seigneuriale de l'An Mil, celle donc des comtes de Blois, apparaît comme ayant été ovoïde, s'étendant de notre actuel place Saint-Jean jusqu'à notre rue Grand'Cour, soit en long quelque 120 mètres et en large 65 ou 70.
Le site carolingien de Cour-de-Pierre
Dans le principe (Cédric Roullot et Raoul Cogly, Les châteaux à motte- Revue d'Histoire Médiévale), un logis seigneurial de l’An Mil s’accompagne d’une " butte" sur laquelle est érigée" une tour carrée à étages servant de tour de guet et d’entrepôt à vivres". Les comtes de Blois étant titulaires des lieux, il semble a priori peu plausible qu'il n'y eut pas une quelconque butte de leur temps et sur cette butte une tour carrée. Or à prendre en considération le dessin Perrin et l'esplanade découverte, l'existence de cette butte est quasiment certaine, englobant aussi le clocher et l'église. De plus, qui se rend sur place découvre que l'assise du clocher est constituée par une proéminence rocheuse de quelque 15 mètres de diamètre. L’existence de l’enceinte seigneuriale ne pouvant pas être mise en doute, cette proéminence ne fut-elle pas l’assise de la tour carrée à étages? Cette tour, fut-elle en bois ? Fut-elle en pierre ? Le comte de Blois Thibault le Tricheur a probablement détenu le fief au Xème siècle. Il est connu pour avoir souvent construit en pierre et non en bois. La tour carrée qui a dû exister de son temps, il est très probable qu'elle fut en pierre. Ne serait-elle pas alors devenue la structure de base de l'actuel clocher de Sainte-Croix de Rochefort, les contreforts d'angle étant par la suite surajoutés? Surtout qu'aux temps carolingiens une tour carrée de section décroissant par paliers, ce semble avoir été assez courant à en juger des miniatures arrivées jusqu'à nous telles les deux du Psautier d'Or représentant l'attaque d'un château-fort, ou encore celle du manuscrit Prudence de la BNF représentant la demeure de la Sagesse. |
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Le lieu de Cour-de-Pierre
De nos jours, le cœur du bourg de Rochefort-sur-Loire est occupé par une place publique au milieu de laquelle se trouve une importante église du XIXème siècle. Telle n’était pas la situation autrefois et jusque vers les années 1850 : l’église était beaucoup plus petite et d’orientation Ouest-Est ; elle faisait partie d’un ensemble appelée l’Abbaye qu’un bail à ferme de 1785 décrit ainsi (ADM&L cote 254 H 390) : " la maison seigneuriale de Rochefort située dans le bourg dudit Rochefort avec ses appartenances et dépendances, la fuie, le jardin et la terre y enclose, la maison de la geôle et ses dépendances"....Toutefois l’abbesse se réserve expressément "la salle du Palais, la chambre du Conseil et le logement ordinaire des gardes, la prison des bestiaux sans que les officiers, geôliers et gardes puissent avoir aucune entrée sortie ni usages dans la cour de la dite maison seigneuriale". Les dépendances, ce sont, suivant une déclaration du 5 janvier 1547 de l’abbesse Françoise Auvé (ADM&L cote H 358) : "grange en laquelle sont les pressoirs à ban des dites religieuses abbesses, commun, fuye, cour et écurie et appartenance sis au bourg de Rochefort près de l’église du dit lieu le tout contenant trois boisselées ou environ". De l’ancienne église ne demeure que le clocher et, de la résidence seigneuriale, qu’une portion de muraille à laquelle sont adossées des maisons particulières. |
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Ce lieu de l’Abbaye, deux transactions des années 1222 et 1270 le désignent comme le lieu de Cour-de-Pierre, précisant en outre (ADM&L cote 254 H 317) que la terre de Cour-de-Pierre est le propre des religieuses et est la seigneurie féodale, en l’occurrence une châtellenie comme le montrent tous les actes administratifs passés jusqu’à la Révolution au nom des abbesses.
Ainsi, à se référer au cadastre de 1828 et aux écrits descriptifs, l’organisation du site est conforme à celle d’un logis seigneurial de l’An Mil (Les châteaux à motte - Revue d’Histoire Médiévale Hors Série 02) avec, dans l’enceinte fortifiée : " le logis du seigneur si la tour, trop étroite ne permet pas de s’y loger, les écuries, les bâtiments agricoles, les logements des domestiques, et peut-être une chapelle ". Cette apparence, l’histoire confirme qu’elle est réalité. Une donation comtale
.Les religieuses détenait la châtellenie de Cour-de-Pierre depuis 1037. Lors, suivant le Cartulaire du Ronceray, Thibault comte de Blois, "à la prière d'Hildegarde comtesse d'Anjou" donnait aux abbesses "un domaine nommé la Cour-de-Pierre situé en bord de Loire en Anjou, e regione territorii pictavensis, mais en pleine propriété et avec toutes dépendances". L’expression "e regione territorii pictavensis" est ici rapportée telle quelle car l'archiviste Marchegay, la traduit par "dans la région du territoire poitevin", alors que pour O. Guillot (Le comte d'Anjou et son entourage), auteur plus récent, il faut comprendre que, dans le temps jadis, les lieux étaient en territoire poitevin. Ce n’est que logique car, à suivre Georges Duby, au temps de Charles Martel l’Aquitaine est un vaste ensemble territorial compris entre la Loire, l’Atlantique, la Garonne et les Cévennes, pratiquement indépendant sous l’autorité d’un duc national.
A la donation initiale de 1037 s’ajoutèrent deux autres donations faites dans les années 1040-1045 par la comtesse d’Anjou Hildegarde, l'une " de Thomas le Vavasseur et son frère Giroire, fils d'Albéric de Chinon, tout ce qui avait appartenu en fief à leur père dans la dite Cour", l'autre "de Geoffroi et Geldin, fils de Hubert de Pocé, tout ce qu'ils possédaient en la dite Cour-de-Pierre". Dans les deux cas des familiers du comte de Blois ce qui montre qu'il avait été un temps où l'influence politique angevine ne s'exerçait pas sur la région de Rochefort.
Au titre de leur châtellenie les religieuses possédaient en sus du logis seigneurial, d'importantes dépendances ainsi que "le bois du Latay et de la Haye, le tout situé dans les paroisses Sainte-Croix près Rochefort, de Saint-Lambert et de Sainte-Foy ; des moulins situés sur le Layon et dans l‘île Lambardière au milieu de la Loire et, avec leurs appartenances, écluses et pêcheries pour prendre toute espèce de poisson, les prémices et revenus avec toute justice haute, moyenne et basse, épaves tant sur terre que sur l’eau, mesures à blé et à vin et enfin le patronage des dites églises et paroisses”.
L’enceinte de l’An Mil
Manifestement l’enceinte seigneuriale portée au cadastre de 1828 n’était pas dans son intégralité l’enceinte seigneuriale primitive. En effet autant, à l’entour de la cour, sa moitié Est est de structure conforme aux canons de l’An Mil, autant sur la rue Haute la coupure est brutale, donnant toute raison de croire qu’originellement l’enceinte était de forme totalement ovale et que l’ouverture de la rue Haute eut lieu au détriment de l’enclos seigneurial primitif. |
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À l’appui de l’hypothèse d'une emprise seigneuriale élargie vers l'Ouest il paraît possible de faire valoir : - une rue existe qui s'appela rue de la Galerie, de nos jours la rue Grand’Cour; elle a toute apparence de suivre le tracé de la partie Ouest de l’enceinte primitive, ou, le cas échéant, des maisons qui y étaient adossées, - deux anomalies architecturales se découvrent à l’étude d’un dessin dit "Perrin" reproduit en illustration d'un article du bulletin paroissial de mai 1933 relatant une réunion du Conseil de Fabrique en 1710. Par un autre dessin du même bulletin, on voit que Perrin fut le graveur. La vraie signature se trouve en bas à droite. Elle semble pouvoir se lire Pierre Pinard. L'original est perdu. Seule certitude quant à son ancienneté : il fut réalisé - entre 1673, année où la charpente des cloches fut appuyée sur des maçonneries obturant la partie inférieure des baies jumelées, - et 1816, année où le Conseil Municipal décida des travaux sur la galerie Ouest, entre autres un emmarchement d'accès jusqu'alors inexistant. Les deux anomalies architecturales affectent l'une la galerie Nord de l’église, l’autre la galerie Ouest. L’un des piliers de la première est visible en haut de l’un des emmarchements, elle montre un retrait quelque peu aberrant. Quant à la galerie Ouest, elle est d'une architecture qui rend perplexe à croire que son sol est en dénivelée en regard de celui de la galerie Nord. |
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Ces deux anomalies architecturales s'expliquent apparemment comme suit - pour le retrait de la galerie Nord : parce que dans des temps plus anciens l'église se trouvait à l'intérieur de l'enclos seigneurial ; par devant cette galerie Nord se trouvait autrefois une muraille d'enceinte dont fut conservée la partie inférieure, - pour l'énigme architecturale posée par la galerie Ouest, parce qu'antérieurement le sol extérieur se trouvait de niveau avec elle. La rue fut ouverte, décaissant ce sol sur 1m50 environ, rendant donc souhaitable un escalier d'accès. Le principe n'en fut toutefois décidé qu'en 1814 (ADM&L 30 AC 1D9) et la construction le 21 juin 1816 en même temps d'ailleurs que l'exécution de travaux sur la galerie. Pourquoi ne l'avait-on pas fait plus tôt? Très certainement parce que cette galerie n'était pas utilisée ainsi que le fait apparaître une correspondance municipale du 24 mars 1791 (ADM&L 30 AC 2 D1): "les exposants vous observent qu’outre la grande porte de la dite église et une porte bâtarde, la seule nécessaire, il y a....etc." Pourquoi la grande porte n'était-elle pas nécessaire? Pourquoi aussi cette absence de garde-corps qui fait croire à une dénivellation entre les galeries.....et rend dangereuse la galerie Ouest ? Réponse probable: cette galerie n'était pas utilisée parce quelle servait de cimetière aux personnalités locales. De nombreux documents anciens le montrent, notamment : - ADM&L cote 5 Mi 796: "Le vingtième de février mil sept cent soixante sept a été inhumé dans la galerie de cette église le corps de messire Dominique Dupont ci-devant curé pendant quarante quatre ans de cette paroisse qu’il a gouverné en savant et bon pasteur..." -ADM&L cote 30AC 1D9 :"le 12 Pluviôse an X le citoyen Jahan maçon nous fait remarquer la nécessité.....de refaire le pavage de la galerie du cimetière, etc." Dernière remarque quant aux tombes, l'archiviste Célestin Port dans son Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire décrit l'église d'avant 1840 : "un petit édifice avec curieuse galerie romane flanquée d'un clocher du XVIe siècle et dallée en partie de tombes avec inscriptions".
Quoi qu'il en soit du motif de délaissement de la galerie Ouest, le dessin montre avec certitude qu'elle donnait primitivement sur un terre-plein et non sur la rue telle que dessinée. Le confirme un examen des logis XVème siècle faisant face? Eux aussi donnaient initialement sur un terre-plein. Pour l'un le rez-de-chaussée a été pourvu d'un escalier d'accès (le 26 place Sainte-Croix), pour un autre il a été rabaissé (le28), pour un troisième (le 30) il est à un niveau supérieur à celui de l'immeuble voisin (le 32) situé plus haut sur la rue.
Le terre-plein ainsi mis en évidence, de même que le retrait de la galerie Nord, prouve, semble-t-il, qu'il y avait eu primitivement une muraille d'enceinte séparant la place Sainte-Croix de l'église, empêchant donc tout accès direct par cette place.
Vient en confirmation l'ancien nom de la rue Grand'Cour qui délimite l'enceinte primitive. Elle s'appelait rue de la Galerie. Un immeuble du XVème clôt cette rue et porte ce même nom de la Galerie. Est-ce l'immeuble qui a donné son nom à la rue ou la rue à l'immeuble? La réponse ne fait guère de doute quand on constate que cet immeuble n'a rien qui puisse justifier un tel nom, aussi qu'il n'est pas le seul à avoir été appelé ainsi tel le 3 rue Grand'Cour dans un acte du 10 décembre 1834 passé devant maître Noury, notaire royal à la résidence de Rochefort. Les sœurs de charité, Louise Derouchoux, Jeanne-Marie Gilbert et Joséphine Gilbert, demeurant ensemble en ce bourg Haute Rue, maison de charité, achètent une maison sise en ce bourg nommée la Galerie. En toute certitude l’immeuble alors acquis est notre actuel 3 rue Grand Cour. La preuve en est fournie par la description figurant dans l'acte et par un plan d’alignement de 1845 qui indique Gilbert comme nom du riverain.
L'explication par un logis ne tenant pas, reste l'autre explication plausible: la rue de la Galerie, c'est celle qui mène à la galerie de l'église. Du temps où l'église était à l'intérieur de l'enclos seigneurial emmuraillé, les rochefortais n'avaient pas d'accès direct. Pour se rendre à l'église ils devaient contourner cette enceinte par la rue de la Galerie. Elle ne pouvait guère s'appeler rue de l'Église, car à Rochefort dans le temps jadis les rues de l'Église partaient de la place Sainte-Croix. Il y avait la rue de l'Église au Martreau, la rue de l'Église au grand cimetière, la rue de l'Église au port et la rue de l'Église à la Papinerie. La rue de l'Église à l'Église, ce ne pouvait pas être, d'où le nom de rue de la Galerie. Quand la rue Haute devint-elle une esplanade publique? Quand l'esplanade fut-elle arasée et la rue créée à son niveau actuel? Au cours du XVème siècle semble la réponse à la première question à se référer au style XVème des logis faisant face à la galerie Ouest et au niveau primitif de leur rez-de-chaussée. Vers 1690 pour la deuxième à en juger d'une attestation délivrée en octobre 1699 (ADM&L cote 192 J5) aux dames de charité dont le logis, toujours existant, fait face à la galerie Ouest tout en étant riverain de la rue Grand'Cour, anciennement de la Galerie: "Je, Pierre Chéronne soussigné, reconnaît que les dames Maugrain et Marie Grandet exploitent la maison où elles demeurent de présent qu'elles ont héritée de monsieur Pierre Maugrain, ont droit de passer tant à pied qu'à cheval, charrette ou bestiaux par la place appelée la Galerie pour l'exploitation de ladite maison". L'arasement du terre-plein enlevant tout intérêt général à la rue de la Galerie, il est probable que les autorités avaient alors accepté de donner suite à une demande de cession d'un terrain fermant la voie et la terminant sur une placette privée, en cul-de-sac comme de nombreuses venelles du temps. Toutefois l'autre extrémité de la rue de la Galerie comportait un coude rendant difficile certains charrois, d'où que les dames de charité firent valoir leur droit de passage, d'où que jusqu'à nos jours la placette par devant la bibliothèque municipale fut un passage public quoique cadastrée et appartenant à des particuliers. |






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L'assise du clocher, un Fanum gallo-romain ?
Tout questionnement laissé de côté quant à la structure du clocher, l’existence de son assise "mégalithique" incite à se poser deux questions. La première : cette proéminence, ne serait-elle pas la pierre dont la Cour-de-Pierre tire son nom ? Rappelons-nous : "Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église" (Saint Matthieu 16-18). Au sens latin les mots pierre et roc ont une signification très proche. La deuxième : cette pierre ne serait-elle pas aussi le rocher sacré dont font mention deux relations racontant la destruction d’un site sacré païen, lieu d’orgies et de bacchanales, par saint Maurille, évêque d’Angers dans les années 420-450? L’une de ces relations est de saint Maimbeuf, aussi évêque d’Angers, mais dans les années 620-650. Il la termine en indiquant qu’en mémoire de l’évènement "on changea le nom de la colline, où avaient lieu orgies et bacchanales, en celui de château de la pierre (castrum petrae), ce qui, pour dom Chamard son transcripteur, "répond évidemment au mot Rochefort" (au sens bourg de Rochefort et non Rupes Fortis). L'autre relation (Patrologie latine de Migne) émane d'un moine Archanald qui, dans le courant du IXème siècle, se serait couvert de l'autorité de Venance Fortunat, évêque de Poitiers au VIème siècle. Elle apporte une précision intéressante qui, soit dit en passant, assied la crédibilité d’un auteur qu’il est d’usage de contester: le site sacré comprenait un rocher et un bois, tous deux dédiés au dieu Mars, le rocher étant le "Rupes Martis" et le bois sacré le "Lucus Martis".
Ces textes rappelés, comment ne pas émettre quelques hypothèses complémentaires: - La première : serait très approximative la tradition rapportée par saint Maimbeuf selon laquelle le lieu prit le nom de castrum Petrae en mémoire du passage de saint Maurille. Les Francs arrivant dans les mêmes temps, probablement profitèrent-ils de la destruction du site sacré pour l'occuper. -La seconde : le bas latin Curia Petre aurait dû être traduit par Cour de la Pierre lors du passage du latin au français de même que Castrum Petrae se traduit par château de la Pierre à suivre Dom Chamard, bon latiniste, - La troisième : le toponyme Martreau que porte un lieu-dit du bourg de Rochefort rappelle probablement qu’il y eut là autrefois un bois sacré dédié au dieu Mars ? - La dernière : les orgies et bacchanales avaient sans doute lieu dans un fanum gallo-romain édifié sur le Rupes Martis, très propice à un tel édifice par sa plate-forme de quelque 10,50 m x 10,50 m. |
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La Cour-de-Pierre, témoin d’histoire
En définitive, ce qui se voit sur place, ce qui se relève sur les documents, ce qui se déduit, tout concourt à faire admettre qu’en Cour-de-Pierre se reflètent quelque deux mille ans d’Histoire de France: - un rocher sacré, témoin de rites religieux remontant à la préhistoire, - une villa gallo-romaine avec culte rendu à un dieu gallo-romain, - un évêque christianisant la population en fin de Bas-Empire, - un premier changement de nom, témoignage probable de l’implantation franque, - un deuxième changement de nom consécutif à la mise en place de structures féodales, - une organisation du site typique des enceintes seigneuriales du Haut Moyen Âge, - une église romane rappelant l’époque où la France se couvrit d’un blanc manteau d’églises, - des logis de style gothique témoignant de la dynamique architecturale des années 1400-1500, - des Guerres de Religion dont le clocher porte trace encore de nos jours, - un lieu enfin, qui, du fait de sa donation à une abbaye, put conserver jusqu'au XIX ème siècle la plupart de ses caractéristiques de l’An Mil. D’aucuns sans doute regretteront que ceci ou cela ne soit pas matériellement prouvé, mais seulement probable. À qui le souhaite de proposer une autre explication à tout ce qui se voit, sur place ou sur dessin, et une autre interprétation à tout ce qui se lit sur les vieux documents ! Le débat est ouvert.
Michel Nouaille-Degorce
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BIBLIOGRAPHIE
Archives - Archives Départementales de Maine et Loire (A.D.M&L). - Cadastre napoléonien de 1828 (Mairie de Rochefort-sur-Loire). Histoire générale - Histoire générale de la France, tomes II, de A. Hugo, Delloye (1837). - Histoire de la France de Georges Duby, Larousse (1985) - L’empire carolingien, collection l’Univers des Formes, Gallimard, contribution de Jean Porcher. - Les châteaux à motte de Cédric Roullot et Raoul Cogly., Revue d’Histoire Médiévale, Hors série n°2 (mai-juillet 2003) - Le cheval de combat de Véronique Gagliardi, Revue Histoire et images médiévales n° 07 (Nov. Déc. Janvier 2006-2007), Histoire de l’Anjou- -Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, tome I (1876), tomes II et III (1878), Célestin Port, éditeur Siraudeau 1878. - Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire, éditeur H. Siraudeau, tome I (1986), tome II(1986) et tome III (1989).. - Supplément I au Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire, André Sarazin, Editions Régionales de l’Ouest (2004). - Cartulaire de l’abbaye du Ronceray d’Angers publié par Marchegay, Picard (1900). - Cartulaire Noir de la Cathédrale d'Angers reconstitué et publié par le chanoine Urseau, Picard (1908). - Claude Allègre, Ma vérité sur la planète, page 43, Plon Fayard, 2007. - Dom Chamard -La Vie des Saints Personnages de l’Anjou - (1863). - Dom Chamard -La Vie des Saints Personnages de l’Anjou - (1863). - R. Delavigne - Le « Pagus Commonicus » entre Layon et Aubance – Actes du congrès international de Mythologie (1987). - O. Guillot - Le comte d'Anjou et son entourage au XIe siècle – Picard (1972). - Migne - Patrologie latine (La vie de Saint-Maurille). - Michel Le Mené – Les campagnes angevines à la fin du Moyen Âge – CID Éditions (1982). - Michel Nouaille-Degorce - Rochefort-sur-Loire (1789-1795) – Éditions Hérault (2004). - Michel Nouaille-Degorce- Un donjon de l’An1000 – Cheminements (2006). - Louis de la Trémoille- Une succession en Anjou au XVe siècle – Émile Grimaud éditeur (1898). - Louis Raimbault - Histoire du Canton de Thouarcé - Union Culturelle de Vauchrétien. - Christian Thévenot - Histoire des comtes d’Anjou – Allan Sutton (2001). - André Sarazin – Denée ou la vie campagnarde aux temps anciens – Praizelin (1961).
Divers - site internet : //expositions.bnf.fr
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